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Vaccination


PRÉAMBULE

Vaccination : définition OMS

La vaccination est un moyen simple, sûr et efficace de vous protéger des maladies dangereuses, avant d’être en contact avec ces affections. Elle utilise les défenses naturelles de l’organisme pour stimuler une défense à des infections spécifiques et renforcer le système immunitaire.

Les vaccins stimulent le système immunitaire pour créer des anticorps, de la même manière que s’il était exposé à la maladie. Mais comme les vaccins ne renferment que des formes tuées ou atténuées des germes, virus ou bactéries, ils ne doivent pas provoquer la maladie et exposent peu le sujet à des risques de complications.

La plupart des vaccins sont administrés par injection, mais certains se prennent par voie orale ou par aérosol nasal.



Sommaire :

1. BASES JURIDIQUES

1.1 Code de la santé publique : troisième partie (lutte contre les maladies et dépendance), livre 1er (lutte contre les maladies transmissibles)

1.1.1 Vaccinations

1.1.2 Lutte contre la tuberculose et la lèpre

1.1.3 Fièvre jaune

1.2 Code de la santé publique : cinquième partie (produits de santé), livre 1er (produits pharmaceutiques), titre II (médicaments à usage humains)

1.3 Code de la santé publique : cinquième partie (produits de santé), livre 1er (produits pharmaceutiques), titre III (autres produits et substances pharmaceutiques réglementées)

2. ÉLÉMENTS DE CADRAGE ET AUTRES RÉFÉRENTIELS

2.1 Calendrier vaccinal et vaccins obligatoires

2.2 Qui peut vacciner

2.3 Lieux de vaccination

2.4 Prise en charge

2.5 Classification des vaccins

3. ÉLÉMENTS MÉTHODOLOGIQUES

3.1 Actualités sur la vaccination

3.2 Vaccination contre le papillomavirus

3.3 Dans le cadre de voyages

3.4 Dans le cadre de certaines professions

3.5 Vaccination contre les méningites

3.6 Vaccination contre la tuberculose

3.7 Vaccination contre la grippe saisonnière

3.8 Variole / MonkeyPox

3.9 Vaccination contre la fièvre jaune

3.10 Vaccination contre la rage

3.11 Stratégies vaccinales contre les menaces d’épidémies zoonotiques

4. RETOURS D'EXPÉRIENCES

5. DOCUMENTATION ET BIBLIOGRAPHIE

6. SITES INTERNET



1. BASES JURIDIQUES

1.1 Code de la santé publique : troisième partie (lutte contre les maladies et dépendance), livre 1er (lutte contre les maladies transmissibles)

1.1.1 Vaccinations

Partie législative : articles L3111-1 à L3111-11.

Partie réglementaire :

 

1.1.2 Lutte contre la tuberculose et la lèpre

 

1.1.3 Fièvre jaune

 

1.2 Code de la santé publique : cinquième partie (produits de santé), livre 1er (produits pharmaceutiques), titre II (médicaments à usage humains)

Publicité : Par dérogation au premier alinéa, les campagnes publicitaires pour les médicaments mentionnés à l'article L5121-2 ou pour des vaccins soumis à prescription médicale ou remboursables peuvent s'adresser au public : articles L5122-6, L5122-8, L5122-9.

Contrôle de production des vaccins : article R5121-39.

 

1.3 Code de la santé publique : cinquième partie (produits de santé), livre 1er (produits pharmaceutiques), titre III (autres produits et substances pharmaceutiques réglementées)

Micro-organismes et toxines : articles L5139-1 à L5139-3 et articles R5139-1 à R5139-31.

 

2. ÉLÉMENTS DE CADRAGE ET AUTRES RÉFÉRENTIELS

2.1 Calendrier vaccinal et vaccins obligatoires

Le calendrier des vaccinations 2025 : Ministère de la Santé, 19 décembre 2025.

Vaccins obligatoires dans les 18 premiers mois de la vie (Ministère de la santé, mise à jour 19/12/2024).

Obligations vaccinales de certaines professions spécifiques :

L’obligation vaccinale en milieu professionnel porte sur plusieurs professions et concerne principalement l’hépatite B, la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite. Les articles L3111-3 et L3111-4 du code de la santé publique mentionnent des situations professionnelles justifiant des immunisations spécifiques :

  • Thanatopracteurs ;
  • Soignants et personnels du médico-social ;
  • Personnels de laboratoire.

Cette obligation de vaccination s’applique notamment aux professionnels de santé et aux personnels des établissements de soins et médicaux sociaux (« Une personne qui, dans un établissement ou organisme public ou privé de prévention de soins ou hébergeant des personnes âgées, exerce une activité professionnelle l'exposant ou exposant les personnes dont elle est chargée à des risques de contamination (…) »).

Les employeurs doivent assumer la prise en charge financière de la prévention vaccinale de ces maladies considérées comme professionnelles dans leur secteur d’activité. Ils doivent avoir évalué ce risque dans leur DUERP, et peuvent logiquement solliciter leur SPST pour réaliser ces vaccinations.

Pour connaître le détail des professions pour lesquelles un vaccin est obligatoire, il convient de se reporter au calendrier vaccinal (mis à jour le 28/04/2025) publié par le Ministère de la Santé.

Obligations vaccinales des professionnels : la HAS publie le 1er volet de ses travaux le 30 mars 2023.

En raison de l’évolution rapide de la réglementation et des actualités relatives à la vaccination, il est fortement recommandé de visiter le site du Ministère de la Santé « questions-réponses » sur la vaccination mis à jour le 25 février 2025.

 

2.2 Qui peut vacciner

Le site de la Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) mis à jour le 6 décembre 2024, fait le point : Qui a le droit de prescrire et/ou d’administrer un vaccin ?

Afin de simplifier le parcours de vaccination des usagers et ainsi améliorer la couverture vaccinale pour une meilleure protection de la population vis-à-vis de certaines maladies infectieuses qui peuvent être graves, des textes législatifs et réglementaires permettent désormais, après formation préalable, aux infirmiers, pharmaciens et sages-femmes de prescrire des vaccins et de vacciner les personnes de 11 ans et plus selon les recommandations du calendrier des vaccinations en vigueur.

Vous trouverez dans l’espace intitulé « Extension des compétences vaccinales des professionnels de santé - Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles » des foires aux questions, ainsi qu’un tableau synoptique précisant quels vaccins peuvent être prescrits /administrés par les différents professionnels de santé non médecins dans leurs compétences de droit commun.

Éléments de cadrage pour les pharmaciens : attention à bien veiller à prendre la version des textes à jour, certains textes ont été modifiés en 2024 :

Les pharmaciens doivent, depuis 2023, déclarer leur activité vaccinale auprès de l'autorité compétente du conseil de l'ordre des pharmaciens dont il relève (art. R5125-33-8 CSP).

Il s’agit d’une déclaration nominative : le pharmacien titulaire d’officine n’a plus à déclarer cette activité pour le compte de ses pharmaciens adjoints tel que prévu auparavant.

La déclaration s’effectue sur la plateforme epop* > Mes démarches > Administratif > Transmettre ma déclaration relative à la vaccination, en précisant l’activité (administration et/ou prescription), les formations suivies et en joignant les attestations de formation requises.

Tous les éléments sont sur le dossier Prescription et administration des vaccins à l'officine de l’Ordre des Pharmaciens.

Vaccination par les préparateurs en pharmacie (arrêté du 4 décembre 2024) :

Le préparateur en pharmacie est autorisé à administrer certains vaccins, sous la supervision d'un pharmacien formé à la prescription ou à l'administration de vaccins ou ayant suivi une formation spécifique à la vaccination contre la covid-19, à condition d'avoir été formé au préalable à l'administration des vaccins.

Lorsque le préparateur en pharmacie n'a pas suivi d'enseignement relatif à l'administration de vaccins dans le cadre de sa formation initiale, il communique au pharmacien titulaire de la pharmacie d'officine une attestation de formation délivrée par un organisme ou une structure de formation respectant les objectifs pédagogiques de la partie 2 du module administration de vaccins telle que fixé en annexe du présent arrêté, à l'exception de la transmission des informations au médecin traitant de la personne qui relève du pharmacien.

Lorsque le préparateur en pharmacie a déjà suivi la formation spécifique à la vaccination dans les conditions mentionnées au VIII quinquies de l'article 5 de l'arrêté du 1er juin 2021 relatif aux mesures d'organisation et de fonctionnement du système de santé maintenues en matière de lutte contre la covid-19, il est dispensé du suivi de la formation mentionnée au précédent alinéa dès lors qu'il n'administre que les seuls vaccins contre la grippe saisonnière et contre la covid-19. Dans ce cas, il communique au pharmacien titulaire de la pharmacie d'officine une attestation de suivi de cette formation.

Participation des sages-femmes à la politique vaccinale : article D4151-25 et cf. point 2.3 ci-après.

Profession d’infirmier, actes professionnels : article R4311-5-1, article R4311-7 (modifications introduites par le Décret n°2024-1132 du 4 décembre 2024) et cf. point 2.3 ci-après.

 

2.3 Lieux de vaccination

En ville :

  • Cabinet médical : les médecins sont habilités à pratiquer tous les actes de diagnostic, de prévention et de traitement, dont les vaccinations.
  • Sages-femmes : la sage-femme peut prescrire les vaccins et pratiquer la vaccination dans les conditions prévues aux articles L4151-2, D4151-25 du Code de la santé publique (modifié par le décret du 8 aout 2023 relatif aux compétences vaccinales des sages-femmes).
  • Infirmiers / infirmières : article R4311-5-1 : l'infirmier ou l'infirmière peut administrer, dans les conditions définies à l'article R4311-3 : 1° Les vaccins qu'il ou elle peut prescrire en application du I ; 2° Sans prescription médicale préalable de l'acte d'injection, les vaccins mentionnés dans l'arrêté prévu par le 2° de l'article L 4311-1 aux personnes dont les conditions d'âge et, le cas échéant, les pathologies sont précisées par ce même arrêté.
  • À l’officine : Pharmaciens / Préparateurs en pharmacie / Étudiants (cf point 2.2 ci-avant).
  • En Laboratoire de biologie médicale : Le décret du 8 août 2023 a étendu les compétences de prescription et d’administration de vaccins à plusieurs catégories de professionnels de santé. Concernant les laboratoires de biologie médicale : les pharmaciens biologistes médicaux sont autorisés à prescrire et administrer des vaccins après avoir validé les modules de formation prescription et administration des vaccins et déclaré ces activités auprès de l'autorité compétente du conseil de l'ordre des pharmaciens dont ils relèvent. Les infirmiers exerçant au sein des LBM sont également concernés dans les mêmes conditions.
    Cette évolution réglementaire vise à élargir l’accès à la vaccination en impliquant davantage de professionnels de santé et à répondre aux besoins croissants en matière de santé publique. Les nouvelles dispositions garantissent que ces professionnels possèdent les compétences et la formation nécessaires pour assurer des pratiques de vaccination sûres et efficaces.
    ATTENTION : l'arrêté du 5 janvier 2024 portant approbation de l'avenant n°12 à la convention nationale organisant les rapports entre les directeurs de laboratoires privés d'analyses médicales et l'assurance maladie, prévoit que les modalités de rémunération des actes de vaccination ne seront mises en œuvre qu'à l'expiration d'un délai de 6 mois à compter de l'approbation de la convention, soit à partir du 5 juillet 2024. Avant cette date, les pharmaciens biologistes médicaux ne sont donc pas en mesure de facturer les actes de vaccination à l'Assurance maladie.
    Consulter la FAQ à ce sujet sur le site de l’Ordre des Pharmaciens (mise à jour 09/07/2024).

En centre :

Mayotte, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française :

Synthèse :

 

2.4 Prise en charge

L’Assurance Maladie prend en charge certains vaccins et leur injection : AMELI, mise à jour 7 novembre 2025.

Les vaccinations réalisées par les établissements et organismes habilités (centres) sont gratuites (article L3111-11 du CSP).

Prescription et injection de vaccins par le pharmacien : modalités de facturation, site AMELI, mise à jour 11 juin 2025.

 

2.5 Classification des vaccins

L’ensemble des vaccins, à l’exception des vaccins grippaux, est désormais classé sur la liste I des substances vénéneuses, à la suite d’une décision de la directrice générale de l’ANSM du 7 septembre 2023. Leur dispensation en pharmacie est donc soumise à une prescription obligatoire.

 

3. ÉLÉMENTS MÉTHODOLOGIQUES

3.1 Actualités sur la vaccination

Adoption de la vaccination contre le HPV et facteurs associés en France (EPI-PHARE, 11/02/2026).
Bien que la couverture vaccinale contre le HPV soit restée faible en France, les informations sur les obstacles à la vaccination sont incomplètes. Cette étude nationale visait à évaluer l’adoption de la vaccination contre le HPV et les facteurs associés, ainsi que l’évolution des recommandations depuis sa mise en œuvre.
Jusqu’en 2023, les jeunes défavorisés, ceux qui avaient un accès limité aux soins de santé ou qui souffraient de maladies chroniques, ont moins bénéficié de la vaccination contre le HPV que les jeunes plus privilégiés
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Vaccination – Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans oser le demander (CNOM, novembre 2025).

Avis (HAS) n°2025.0045/SESPEV du 18 septembre 2025 relatif à l’actualisation du calendrier des vaccinations pour l’année 2025.
Notamment : « Il est recommandé de vacciner les personnes âgées de 65 ans et plus, préférentiellement avec les vaccins Efluelda (vaccin hautement dosé) et Fluad (vaccin avec adjuvant). »
En réponse à la saisine de la DGS du 31/07/2025, la HAS a actualisé le calendrier des vaccinations 2025 prenant en considération les recommandations vaccinales de la Haute Autorité de santé contre la grippe saisonnière
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Vaccin Ixchiq contre le chikungunya : levée de la contre-indication temporaire chez les adultes de 65 ans et plus ; mise en garde concernant les effets indésirables graves, notamment l'encéphalite (ANSM, 22/09/2025).
Information destinée aux spécialistes en médecine du voyage, aux centres de médecine du voyage, aux médecins généralistes, aux infectiologues, aux gériatres, aux pharmaciens, ainsi qu’aux infirmier(e)s diplômés d’Etat des îles de la Réunion et de Mayotte
.

Retour d’information sur le PRAC de juillet 2025 (7 - 10 juillet) (ANSM, actualisation du 22/09/2025).
La Commission européenne a publié une décision entérinant l’avis du comité de pharmacovigilance de l’Agence européenne du médicament. Un courrier a été envoyé aux professionnels de santé pour les informer de la levée de la contre-indication temporaire du vaccin Ixchiq contre le chikungunya pour les personnes de 65 ans et plus, introduite dans la notice et le résumé des caractéristiques du produit en mai dernier.
Au niveau national, la stratégie vaccinale est élaborée par le ministère chargé de la Santé après avis de la Haute Autorité de santé (HAS). À ce jour, les recommandations restent inchangées : depuis le 26 avril 2025, les autorités sanitaires recommandent de ne pas vacciner avec Ixchiq les personnes âgées de 65 ans et plus, qu’elles présentent ou non des comorbidités. Le ministère chargé de la Santé se prononcera sur la base des recommandations de la HAS relatives à la prévention vaccinale du chikungunya, englobant les deux vaccins disponibles, attendues en début d’année prochaine
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Une nouvelle vaccination proposée aux élèves de 5e (service-public.fr, 04/08/2025).
Durant l’année scolaire 2025-2026, il sera proposé aux élèves de 5e, au sein de tous les collèges publics et dans les établissements privés volontaires, de se faire vacciner contre les méningocoques ACWY, des bactéries qui peuvent être à l’origine d’infections graves. Cette vaccination s’ajoute ainsi à celle contre les infections à papillomavirus humains, déjà proposée aux élèves de 5e depuis 2 ans
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Semaine Européenne de la Vaccination 2025 : Ministère de la santé 28 avril 2025.

Arrêté du 1er avril 2025 relatif à l'organisation d'une campagne de vaccination contre le chikungunya à La Réunion (les pharmaciens sont finalement autorisés à vacciner).

La Food and Drug Administration (FDA) américaine a annoncé le 22 août la suspension de l'autorisation de mise sur le marché du vaccin IXCHIQ contre le chikungunya du laboratoire Valneva, estimant que la poursuite de son administration au public présenterait un danger pour la santé (mesvaccins.net).

PrevHPV est un projet de recherche (consortium constitué de huit équipes de recherche, spécialisées en épidémiologie, en santé publique, en biostatistiques, en sciences humaines et sociales et en médecine générale) consacré à l’acceptabilité de la vaccination anti-HPV, et aux approches les plus appropriées en termes de formation et de communication, notamment concernant la vaccination en milieu scolaire et le rôle des médecins généralistes.
Le MOOC (gratuit et accessible à tous) étudie les raisons du retard vaccinal spécifique à la France, freins et leviers étudiés, met à disposition des matériels à l’attention des vaccinateurs : Pns - PrevHPV : améliorer l'acceptabilité de la vaccination contre les HPV et la couverture vaccinale
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Vaccination en France : Santé publique France (28/04/2025) : Bilan de la couverture vaccinale en 2024.

Une nouvelle stratégie « vaccination et immunisation 2025-2030 » (Ministère, actualisation du 28/04/2025).

Semaine Européenne de la Vaccination 2025 : Ministère de la santé 28 avril 2025.

Arrêté du 1er avril 2025 relatif à l'organisation d'une campagne de vaccination contre le chikungunya à La Réunion (les pharmaciens sont finalement autorisés à vacciner).

Recommandations de l'UE pour la composition de vaccin contre la grippe saisonnière 2025/2026 (EMA, 01/04/2025, anglais).

Le candidat-vaccin MOPEVACLAS contre la fièvre de Lassa entre en essai clinique (Institut Pasteur, 31/03/2024).

Vaccination des femmes enceintes : répondre aux enjeux actuels (Académie nationale de médecine, 11/03/2025) : la vaccination pendant la grossesse est désormais un outil important de prévention pour protéger la mère et/ou le nouveau-né et le jeune nourrisson contre des maladies potentiellement graves..

Vaccination des femmes enceintes : comment mieux faire ? (Le Quotidien du pharmacien, 25/03/2025) : alors que la vaccination est recommandée chez les femmes enceintes contre la grippe, la coqueluche, le Covid-19 et le virus respiratoire syncytial, les couvertures vaccinales restent insuffisantes pour cette population à risque. L’Académie de médecine donne des pistes pour les améliorer.

La vaccination des personnes âgées hospitalisées ou institutionnalisées contre les agents d’infections respiratoires communautaires : une occasion manquée pour la vaccination contre le virus respiratoire syncytial (RSV) ? (SPILF, SFM, SF2H et al., 25/03/2025).
La Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H), la Société Française de Microbiologie (SFM), la société Française de Gériatrie et de Gérontologie (SFGG), la Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF) et la société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) regrettent le retard à la mise à disposition effective des vaccins dirigés contre le virus respiratoire syncytial (RSV ou VRS) pour les personnes âgées, notamment celles séjournant en structures de soins et en hébergement collectifs.

Vaccin nasal contre le Covid : début des essais chez l’Homme (Le Quotidien du pharmacien, 03/04/2025). Article réservé aux abonnés.

Stratégie de vaccination contre les infections par le VRS chez l’adulte âgé de 60 ans et plus - Evaluation de la co-administration des vaccins contre les infections à VRS avec les vaccins contre la grippe saisonnière et la Covid-19 (HAS, 06/03/2025).

 

3.2 Vaccination contre le papillomavirus

Vaccination contre le HPV : le bilan 2024-2025 confirme de nouveau la sécurité du vaccin Gardasil 9 (ANSM, 15/01/2026).
Plus des trois quarts des [effets indésirables déclarés] concernent des effets indésirables non graves. Parmi les cas graves, le plus souvent signalé et considéré comme grave en pharmacovigilance (notion distincte de la sévérité clinique) est le malaise post vaccinal.
C’est pourquoi nous renouvelons notre rappel aux professionnels de santé sur la nécessité d’une surveillance post vaccination de 15 minutes et l’importance de la prévention des chutes
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Le vaccin contre les papillomavirus humains (HPV) a-t-il un effet sur la fertilité ? (Canal Détox de l’INSERM, 20/01/2026).
Une rumeur affirme que la vaccination contre le papillomavirus nuirait à la fertilité, mais elle ne résiste pas à l’examen des données scientifiques.
Au contraire, ce sont les pathologies liées au virus qui peuvent compromettre la capacité à concevoir
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Papillomavirus : la vaccination recommandée jusqu'à 26 ans pour tous les hommes et les femmes (Mise à jour le 17 juillet 2025 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre).

Pourquoi et comment faire vacciner son enfant contre le papillomavirus humain (HPV) ? (ameli.fr, 28/08/2025).
Pour la 3e année consécutive, la campagne de vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) est reconduite dans les collèges publics et privés sous contrat volontaires, pour tous les élèves de 5e, sous réserve de l’autorisation parentale. L'objectif ? Proposer à chaque parent (ou titulaire de l'autorité parentale) la possibilité de faire vacciner son enfant simplement et gratuitement. L’occasion de rappeler les raisons pour lesquelles la vaccination des enfants dès 11 ans est vivement recommandée
.

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À savoir : Le schéma vaccinal contre les papillomavirus humains se compose de 2 doses espacées de 5 mois minimum, pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans. En rattrapage, de 15 à 19 ans, le schéma vaccinal est de 3 doses.
Attention : L'existence de vaccins protégeant contre le HPV ne dispense pas les femmes d'un dépistage systématique du cancer du col de l'utérus par frottis tous les 3 ans entre 25 et 65 ans, qu'elles soient vaccinées contre les papillomavirus humains ou non.
Une seconde campagne de vaccination généralisée a été lancée pour les élèves de 5e dès la rentrée scolaire 2024, afin de mieux lutter contre le papillomavirus. La vaccination est accessible à tous les collégiens, filles comme garçons, dès la classe de 5e.
En 2023, la vaccination était proposée pour la première fois gratuitement dans les collèges. À cette occasion, plus de 100 000 élèves de 5e ont été vaccinés, selon les estimations de Santé publique France.
L'objectif de ces campagnes annuelles est d'augmenter la couverture vaccinale et de prévenir contre l'infection, responsable chaque année de 6 000 nouveaux cas de cancers et de 30 000 lésions précancéreuses du col de l’utérus.
À noter : La vaccination n'est pas obligatoire. Un accord écrit des deux titulaires de l’autorité parentale est nécessaire.

Sites d’information sur les infections et vaccination à HPV :

 

3.3 Dans le cadre de voyages

Recommandations sanitaires pour les voyageurs, à destination des professionnels de santé (site du Ministère de la santé mis à jour le 30 juin 2025) : Retrouvez dans cet article les recommandations sanitaires aux voyageurs du Haut Conseil de la santé publique, qui s’appuient sur les dernières données épidémiologiques internationales, celles de la littérature internationale et sur la disponibilité, en France, des moyens de prévention en termes de vaccination, de produits de santé, et de matériels de protection.
Elles sont destinées aux professionnels de santé (médecins, infirmier(e)s, sage-femmes et pharmacien(ne)s) qui conseillent les voyageurs, en consultation, dans les centres de vaccinations internationales et de conseils aux voyageurs, en pharmacie ou encore en médecine du travail
.

 

3.4 Dans le cadre de certaines professions

Cf point 2.1 : Obligations vaccinales de certaines professions spécifiques.

 

3.5 Vaccination contre les méningites

Les infections invasives à méningocoque sont à déclaration obligatoire (⇒ ARS).

Liste des maladies à déclaration obligatoire : Décret n° 2023-716 du 2 août 2023 relatif à la liste des maladies devant faire l'objet d'un signalement en application de l'article L. 3113-1 du code de la santé publique .

Nouvelles obligations vaccinales méningocoques : Questions/réponses pour le grand public : site du Ministère de la santé, mis à jour le 8 janvier 2025.

 

3.6 Vaccination contre la tuberculose

Vaccination antituberculeuse par le BCG :

La vaccination par le BCG (Bacille Calmette et Guérin) est le seul moyen de se protéger contre la tuberculose. Elle limite le risque de développer l’infection et prévient les formes graves de la tuberculose chez les jeunes enfants (essentiellement la méningite tuberculeuse). Son efficacité varie de 75 à 85%.

Le BCG est un vaccin vivant atténué.

Depuis 2007, la vaccination contre la tuberculose n'est plus obligatoire et elle n'est plus exigée lors de l'entrée en collectivité des enfants.

Le risque de développer la tuberculose est plus important chez les enfants. C'est pourquoi, à l'exception de la Guyane et de Mayotte où la vaccination en période néonatale est maintenue (lors du séjour à la maternité), la vaccination par le BCG est recommandée à partir de l'âge de 1 mois (idéalement au deuxième mois de vie) pour les enfants qui présentent un risque élevé de tuberculose :

  • antécédent familial de tuberculose chez un parent, un frère, une sœur... ;
  • enfant résidant à Mayotte, en Guyane (vaccination néonatale) et en Ile de France ;
  • enfant né, ou devant séjourner dans un pays de forte endémie tuberculeuse ;
  • enfant dont au moins un des parents est originaire d'un de ces pays ;
  • enfant devant séjourner au moins un mois d’affilée dans l’un de ces pays ;
  • enfant ayant un cas de tuberculose récente (moins de 5 ans) dans sa famille ;
  • toute autre situation jugée à risque d'exposition au bacille tuberculeux par le médecin.

Le vaccin peut également être proposé jusqu'à 15 ans, chez les enfants à risque élevé et ceux qui n'ont pas encore été vaccinés.

La pratique d'une IDR à la tuberculine prévaccinale n'est requise que pour les enfants âgés de 6 ans ou plus (ainsi que dans des situations particulières).

La revaccination par le BCG n’est plus indiquée depuis 2004. En conséquence, l’IDR à la tuberculine n’est plus pratiquée à titre systématique, notamment après la vaccination par le BCG.

Dans le cadre de la lutte contre la tuberculose et la lèpre : Article L3112-1 à Article L3112-3.

Tuberculose : décret 2007-1111 du 17 juillet 2007 qui modifie les règles d’obligation vaccinalese reporter page 142 du BEH 2013.

La vaccination contre la tuberculose nécessite un geste vaccinal particulier.

CLAT (liste des centres de lutte antituberculeuse) : site de la Société de Pneumologie de Langue Française (mise à jour 21 février 2025).

Rôle des CLAT (centres de lutte anti tuberculeuse) : vaccinations, enquêtes autour de cas articles L3112-1 et 2.

Gratuité : se reporter article L3112-3.

 

3.7 Vaccination contre la grippe saisonnière

L’Académie nationale de médecine recommande l’obligation de la vaccination contre la grippe pour les professionnels de soins et les résidents en EHPAD (Académie nationale de médecine, 08/12/2025).

Le point sur la vaccination contre la grippe saisonnière : Site de la Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) mis à jour 23 janvier 2025.

Données de couverture vaccinale grippe par groupe d'âge : SPF 22/04/2024.

 

3.8 Variole / MonkeyPox

Site du Ministère de la santé (mis à jour 7/01/2025) Virus mpox : Questions-Réponses : informations générales, recommandations aux voyageurs, situation sanitaire, vaccination….

 

3.9 Vaccination contre la fièvre jaune

La vaccination contre la fièvre jaune ne peut pas être effectuée par le médecin traitant mais dans les centres de vaccination habilités à effectuer la vaccination antiamarile et à délivrer les certificats internationaux de vaccination contre la fièvre jaune.

Agrément de centres de vaccination contre la fièvre jaune : INSTRUCTION N° DGS/RI1/2013/209 du 17 juin 2013 relative aux centres de vaccination antiamarile (contre la fièvre jaune).

Liste des centres de vaccination habilités à effectuer la vaccination contre la fièvre jaune (anti-amarile) mise à jour 16/12/2024.

 

3.10 Vaccination contre la rage

La vaccination contre la rage est réalisée tantôt par un médecin traitant (cas de la prévention avant un voyage) tantôt par un centre anti-rabique spécialisé (cas d’une contamination possible, par exemple morsure).

Le site du Ministère de la santé (mis à jour 26.08.24) fait le point sur la rage : épidémiologie, clinique, diagnostic, vaccination et donne la liste à jour des centres antirabiques.

 

3.11 Stratégies vaccinales contre les menaces d’épidémies zoonotiques

Grippe aviaire H5N1 : stratégie vaccinale face à d’éventuels cas chez les personnes au contact d’animaux infectés (HAS, 08/04/2025).

« Plan gouvernemental de réponse à une pandémie due à une maladie infectieuse hautement contagieuse émergente ou résurgente naturelle, accidentelle ou provoquée à transmission interhumaine » 2024, abroge et remplaçant le plan pandémie grippale de 2011 et également les plans Ebola et variole.

 

4. RETOURS D'EXPÉRIENCES

Cas de la Seine Maritime (méningocoque B).

Rapport PHISP : Place du pharmacien inspecteur de santé publique dans les campagnes de vaccination exceptionnelles – cas des infections invasives à méningocoque (nb : partie 2.1 : analyse des campagnes réalisées en 2016 en ARA, en 2017 en Bretagne, en 2017 en BFC + détail en annexe 3).

 

5. DOCUMENTATION ET BIBLIOGRAPHIE

Dossiers thématiques sur internet : cf. liens chapitre suivant.

Santé Publique France : Semaine européenne de la vaccination.

Ministère du Travail : Questions-réponses | La vaccination par les services de prévention et de santé au travail : publié le 13/03/2024.

 

6. SITES INTERNET

Ministère de la santé

Santé Publique France

Vaccination info-service

ANSM : rôle de l’ANSM sut la thématique vaccin, disponibilité des vaccins, vaccins spécifiques (HPV, COVID-19, grippe)…

HCSP : avis et rapports.

HAS : recommandations vaccinale, rôle de la commission technique des vaccinations

CNAM

Service-public.fr

OMS

Infovac Ligne directe d'information et de consultation sur les vaccins pour les professionnels de santé

Mesvaccins.net Site interactif sur les recommandations vaccinales adaptées aux caractéristiques individuelles, pour les cliniciens, population générale, voyageurs…
Site permettant également de créer un carnet de vaccination électronique

Encyclopédie Larousse


Correspondants thématiques : Laurence Chantoiseau - mise en ligne initiale : novembre 2013, mise à jour : février 2026

 

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