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- Actualités de janvier 2020 : nouveau coronavirus se développant à Wuhan (province du Hubei, Chine)
- Actualités 2024
2. ÉLÉMENTS DE CADRAGE ET AUTRES RÉFÉRENTIELS
2.1 Organisation de la gestion des alertes et des crises sanitaires en France
2.2 Définition des principaux plans d'urgence
2.2.2 Le plan particulier d'intervention (PPI)
2.2.3 Le plan national canicule
2.2.4 Le plan NOVI (ex plan rouge)
2.3.1 Plans de stockage et de distribution des produits de santé en cas de situation exceptionnelle
2.6 Unités de décontamination hospitalière
2.7 Analyses en cas d'évènement de nature biologique ou chimique
Le concept de défense nationale dépasse les enjeux strictement militaires (défense du territoire national, forces de dissuasion). Ainsi, les deux versions du « Livre blanc de défense et sécurité nationale » de 2008 et 2013 font explicitement référence aux risques sanitaires susceptibles d'engendrer des désorganisations sociales et économiques.
La planification repose sur trois axes principaux :
Le concept de sécurité nationale, inscrit dans la loi du 29 juillet 2009, a répondu à cette évolution. Visant un objectif plus large que la simple protection du territoire et de la population contre des agressions extérieures, il traduit la nécessité, pour la France, de gérer les risques et les menaces, directs ou indirects, susceptibles d'affecter la vie de la Nation.
Par risques, on entend tous les périls susceptibles, en l'absence d'intention hostile, d'affecter la sécurité de la France : ils comprennent donc aussi bien des événements politiques que des risques naturels, industriels, sanitaires ou technologiques.
Ainsi, le Service de santé des armées doit être en mesure de mettre en œuvre un dispositif sanitaire de veille opérationnelle composé d'un ensemble de modules d'intervention projetables avec une forte réactivité, pour tous les types de missions des forces et pour la protection des populations sur le territoire.
- les plans d'urgence départementaux : les plans particuliers d'intervention et le dispositif ORSEC, plans NOVI (ex plans rouges) ;
- le plan gouvernemental NRBC : prévention et lutte contre le terrorisme ;
- la méthodologie d'emploi des moyens spéciaux avec les circulaires 700 (chimiques), 750 (plis, enveloppes et colis suspects), 800 (matières radioactives).
A ce titre, plusieurs plans et dispositifs, impliquent le déploiement de médicaments, dispositifs médicaux et autres produits de santé en cas de survenue d'une situation exceptionnelle : contamination accidentelle, actes malveillants, pandémie… Cette rubrique vise à décrire les dispositions réglementaires et scientifiques encadrant leur utilisation.
Pour toute question plus générale concernant la gestion des risques exceptionnels, se reporter vers la rubrique éponyme disponible sur le réseau intranet en santé environnementale de l'Administration Sanitaire et Sociale, de la Jeunesse et des Sports.
L'établissement pharmaceutique de Santé Publique France, créé en 2016 (ex-EPRUS créé par la loi du 5 mars 2007 relative à la préparation du système de santé à des menaces sanitaires de grande ampleur et dissout par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation du système de santé) :
L'établissement pharmaceutique pour la protection de la population face aux menaces sanitaires graves est un établissement pharmaceutique prévu par l'article R.5124-2 du code de la santé publique. Il est chargé d'une mission à caractère national sous la tutelle du ministère chargé de la Santé et fait partie de la direction alerte et crise de Santé publique France.PSM : dispositifs mobiles projetables sur un site de catastrophe (ou lors de grands rassemblements) en vue de l'armement des PMA servant aux dotations médico-pharmaceutiques (matériel chirurgical, médicaments, brancards…) et conditionnés sous forme de malles. Il existe des PSM de 3 niveaux :
PSM1 : poste sanitaire de 1er niveau permettant la prise en charge de 25 blessés graves sur le terrain. Les PSM implantés dans les établissements de santé sièges de SAMU et détenteurs de SMUR ont pour vocation de renforcer, lors d'une situation sanitaire exceptionnelle, le potentiel d'intervention de l'aide médicale urgente. Ils sont constitués de médicaments, de matériel médico-chirurgical, d'équipements logistiques et sont accessibles 24h/24h.
Dernière version de la composition au 7 novembre 2016
PSM 2 : poste sanitaire de niveau 2 : au sein de CHU et permettant la réalisation sur le terrain de soins spécialisés d'environ 500 victimes pendant 24h pour permettre, autant que nécessaire, de faire face à une rupture brutale des circuits d'approvisionnement en produits pharmaceutiques d'urgence.
Un PSM2 comprend plus de 200 produits pharmaceutiques et près de 8 tonnes de matériel médico-chirurgical répartis dans 160 conteneurs. Les équipements logistiques sont identiques à ceux du PSM1 avec, en sus, des outils de radiocommunication.
Les éléments du PSM2 sont organisés en différents lots qui, au regard de la dotation pharmaceutique importante, doivent être délivrés en lien avec un pharmacien et du personnel formé à l'utilisation de la dotation. Ces lots sont ensuite distribués en fonction des besoins pour répondre à la crise.
Il existe 22 PSM2 positionnés sur le territoire national en des points clés du réseau d'hôpitaux sièges de SAMU. Ils sont accessibles 24h/24. Leur déploiement s'opère lorsqu'un nombre important de victimes nécessite notamment l'accès à des respirateurs, doit être approvisionné en oxygène, etc.
Dernière version de la composition du PSM2 au 7 novembre 2016.Stocks stratégiques : il s'agit de très grosses quantités de produits de santé, qui appartiennent à l'Etat et sont gérées au niveau national. C'est Santé publique France, à travers son établissement pharmaceutique, qui assure cette activité : acheter, stocker et assurer si nécessaire la distribution de ces produits, conformément aux plans nationaux de réponse aux différentes menaces sanitaires. Il s'agit de produits destinés à faire face aux risques biologiques, chimiques ou radionucléaires, aux risques accidentels de radio-contamination, aux menaces épidémiques de grande ampleur (pandémie).
Ces stocks sont répartis sur le territoire national selon un schéma directeur de stockage et de distribution permettant à la fois de les sécuriser et de proposer une répartition sur le territoire. Ces stocks sont détenus au sein :Le stock stratégique de l'État représente 38 000 palettes contenant :
- d'une plateforme nationale, qui appartient à Santé publique France ;
- de plateformes de stockage situées dans chacune des 7 zones de défense exerçant à la fois un rôle de stockage permanent et de stockage temporaire en cas de situation sanitaire exceptionnelle ;
- le cas échéant d'un réseau départemental d'établissements de répartition pharmaceutique.
Ce stock permet de faire face :
- des médicaments : antiviraux, antidotes, antibiotiques, etc. ;
- des dispositifs médicaux : masques chirurgicaux, équipements de protection individuelle (EPI), etc. ;
- du petit matériel : portoirs, limes, pipettes, etc. ;
- des consommables : compresses, etc.
- aux risques biologiques, chimiques ou radionucléaires ;
- aux risques accidentels de radio-contamination ;
- aux menaces épidémiques de grande ampleur (pandémie).
Les stocks dits « tactiques » : il s'agit de stocks de plus petites quantités, répartis sur tout le territoire, destinés à renforcer les moyens habituels des SAMU (accident ferroviaire, accident industriel, attentat etc.). Ces stocks appartiennent aux hôpitaux sièges de SAMU/SMUR et sont gérés par les pharmacies de chaque hôpital, en lien avec l'agence régionale de santé de chaque région. Santé publique France participe à la définition de ces stocks et aide ces acteurs à les gérer.
PSM3 : l'établissement pharmaceutique gère également, pour le compte de l'Etat, une plateforme sanitaire et logistique. Positionnée au sein du SAMU 94 (site du CHU Henri Mondor), sa proximité avec les aéroports parisiens et la présence d'une hélistation permettent une mobilisation rapide de ce moyen sur l'ensemble du territoire.
Les moyens de la plateforme :
- un poste sanitaire mobile de niveau 3 (« PSM3 ») permettant la prise en charge de 500 victimes, dont 100 urgences absolues ;
- des vecteurs de transports (véhicules Tatra, Santana) ;
- des lots de radiocommunication.
Ce PSM3 est intégré au stock stratégique de l'état, et intervient en renfort des PSM positionnés dans les établissements de santé, voire sur un théâtre extérieur dans le cadre d'une projection.
PSM pédiatriques : Compte tenu des risques d'attentat et le manque de moyens en pédiatrie, le CORRUSS a décidé d'augmenter en France, en décembre 2017, le nombre de CHU dotés de PSM pédiatriques pour pouvoir être déployés en cas d'attentat.
Voici en pièces jointes, des fiches pratiques réalisées par Santé publique France :
Actualités de janvier 2020 : nouveau coronavirus se développant à Wuhan (province du Hubei, Chine)
Un nouveau coronavirus, identifié pour la première fois en Chine en début de janvier est intitulé : 2019-nCoV.
Les coronavirus sont une vaste famille de virus qui sont à l'origine de diverses affections, allant du rhume banal à des maladies plus graves comme le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). 2019-nCoV est une nouvelle souche n'ayant encore jamais été identifiée chez l'homme.Bulletin du 21 janvier 2020 de l'OMS
Lien vers la page CORONAVIRUS du Ministère
Lien vers la page « Infection à coronavirus » de Santé Publique France
Actualités 2024
Variole du singe :
- Lien vers la page de l’OMS.
- Lien vers la page de santé publique France - Cas de variole du singe : point de situation au 24 janvier 2023.
- Lien vers la page du Ministère de la santé : Virus Mpox.
- Lien vers la page Actualités monkeypox virus du PEPPS
- Lien vers l’état des connaissances du COREB (Coordination opérationnelle du risque épidémique et biologique).
Point sur la maladie à virus EBOLA (MVE) :
- Maladie à virus EBOLA (OMS).
- Lien vers la page EBOLA de l'Institut Pasteur.
- Point sur les traitements contre la MVE par l’INSERM : Suivi des patients guéris de la maladie à virus Ebola - Salle de presse de l'Inserm, 01/12/2023.
- Point sur le vaccin ERVEBO® Ebola Zaïre Vaccine (rVSVΔG-ZEBOV-GP, live), Hemorrhagic Fever, Ebola, EMA, février 2024.
- Point sur le vaccin MVABEA® Ebola vaccine (MVA-BN-Filo [recombinant]), Hemorrhagic Fever, Ebola, EMA, novembre 2023.
- Point sur le vaccin ZABDENO® Ebola Vaccine (Ad26.ZEBOV-GP [recombinant]), Hemorrhagic Fever, Ebola, EMA, novembre 2023.
- Synthèse et actualisation des avis du HCSP relatifs à la maladie à virus Ebola (MVE), mars 2022.
- Maladie à virus Ebola : actualisation des recommandations (HCSP, 29/06/2022) : Le HCSP synthétise et actualise sous la forme d’un document unique les recommandations relatives à la maladie à virus Ebola (MVE) issues de ses avis publiés en 2014/2015, en prenant en compte l’évolution des connaissances scientifiques.
- Lien vers la recommandation vaccinale de la HAS contre la maladie à virus Ebola ERVEBO® (janvier 2020).
En France, la HAS considère que le vaccin ERVEBO peut être utilisé dans la cadre de son AMM chez les personnes âgées de 18 ans ou plus. Pour les professionnels susceptibles d'être exposés, la HAS confirme les recommandations du HCSP qui consiste à vacciner :
selon les modalités définies et détaillées par le HCSP dans son avis publié en 2020.
- les professionnels se rendant en zone épidémique, en fonction du niveau d'exposition attendu après analyse avec les organisateurs des tâches futures ;
- les professionnels des établissements de santé susceptibles de prendre en charge un cas de MVE en France (ESR), notamment ceux qui seraient en contact direct avec le patient ou ses produits biologiques ;
- les professionnels dans le cadre de la post-exposition à des fluides contaminés ;
En outre, la HAS précise que l'utilisation d'ERVEBO en France pourrait être possible dans d'autres circonstances, notamment pour la vaccination post-exposition des sujets contacts à la suite de la déclaration d'un cas sur le territoire national. La vaccination devra alors être réalisée le plus précocement possible après l'exposition.- Lien vers l'avis définitif de la Commission de la Transparence sur le vaccin ERBEVO (03/03/2020).
- Lien vers les recommandations vaccinales du site mesvaccins.net (mise à jour juin 2023).
- Point sur le vaccin MVABEA® (JANSSEN) : Vaccin autorisé le 1er juillet 2020, utilisé en seconde vaccination ("boost") 8 semaines après l'administration du vaccin ZABDENO (JANSSEN).
- Arrêté du 1er octobre 2019 relatif aux adaptations nécessaires à la prise en charge transfusionnelle des patients atteints ou suspectés d'être atteints d'une infection par le virus Ebola
- Arrêté du 2 août 2019 portant modification de l'arrêté du 30 août 2018 autorisant l'utilisation d'un vaccin pour les professionnels se rendant dans une zone épidémique et les professionnels des établissements de santé susceptibles de prendre en charge un cas de maladie à virus Ebola en France
- Arrêté du 2 août 2019 autorisant l'utilisation de traitements par les patients contaminés par le virus Ebola ou des personnels de santé en milieu de soins exposés au virus Ebola
- L'arrêté du 3 janvier 2018 portant abrogation de divers arrêtés pris sur le fondement de l'article L. 3131-1 du code de la santé publique, abroge :
- L'arrêté du 18 septembre 2014 modifié autorisant l'utilisation de traitements pour des patients contaminés par le virus Ebola ;
- L'arrêté du 10 octobre 2014 relatif aux adaptations nécessaires à la prise en charge transfusionnelle des patients atteints ou suspectés d'être atteints d'une infection par le virus Ebola ;
- L'arrêté du 4 décembre 2014 autorisant l'utilisation de traitements pour des personnels de santé en milieu de soins exposés au virus Ebola ;
- L'arrêté du 14 novembre 2015 autorisant l'utilisation de sulfate d'atropine, solution injectable 40 mg/20 mL PCA antidote des neurotoxiques organophosphorés.
- Recommandations de prise en charge de patient suspect d’EBOLA : COREB (mise à jour mars 2021).
Arrêté du 18 janvier 2024 fixant la liste des établissements de santé de référence.
Article du CASF
Article D312-160 - Code de l'action sociale et des familles - Légifrance (legifrance.gouv.fr).
Les établissements assurant l'hébergement des personnes âgées mentionnés au 6° du I de l'article L. 312-1 sont tenus d'intégrer dans le projet d'établissement mentionné à l'article L. 311-8 un plan détaillant les modalités d'organisation à mettre en œuvre en cas de crise sanitaire ou climatique.Ce plan doit être conforme à un cahier des charges arrêté par les ministres chargés de la santé et des personnes âgées.
Articles du CSP
L.1431-2 : Les ARS […] contribuent, dans le respect des attributions du représentant de l'Etat territorialement compétent, à l'organisation de la réponse aux urgences sanitaires et à la gestion des situations de crise sanitaire…
L.1435-1 : information par le DG ARS sans délai du Préfet et des élus concernés de tout événement sanitaire présentant un risque pour la santé de la population ou susceptible de présenter un risque de trouble à l'ordre public.
L'agence participe, sous l'autorité du représentant de l'Etat territorialement compétent, à l'élaboration et à la mise en œuvre du volet sanitaire des plans de secours et de défense.L.3131-1 à L.3131-11: Mesures prises en cas de menace sanitaire grave, de situation sanitaire exceptionnelle, responsabilités lors de prises de médicaments en cas d'urgence, plan blanc des établissements de santé, réquisition des professionnels de santé, système d'identification unique des victimes, sollicitation des professionnels de santé volontaires.
Articles L3135-1 à 4 du CSP : prescription, dispensation et administration de médicaments dans le cadre des mesures de lutte contre des risques spécifiques, en cas de contamination ou d'exposition d'une population ou d'une personne à un agent nucléaire, radiologique, biologique ou chimique.
Notamment, l'article L.3135-4 (modifié par Loi n°2019-774 du 24 juillet 2019 - art. 68) précise que la distribution de ces médicaments peut être réalisée par du personnel non pharmaceutique : voir également l'article D. 3135-1. - I. ci-après.L3135-4 : Par dérogation au 4° de l'article L. 4211-1, en cas d'accident nucléaire ou d'acte terroriste constituant une menace sanitaire grave nécessitant leur délivrance ou leur distribution en urgence, les produits de santé issus des stocks de l'Etat et figurant sur une liste arrêtée par le ministre chargé de la santé peuvent être délivrés ou distribués lorsqu'aucun pharmacien n'est présent, sous la responsabilité du représentant de l'Etat dans le département, par d'autres professionnels de santé que les pharmaciens et, à défaut, par les personnes mentionnées à l'article L. 721-2 du code de la sécurité intérieure ou par les personnels des services de l'Etat ou des collectivités territoriales désignés dans des conditions fixées par décret.
Par dérogation aux articles L. 4211-1 et L. 5126-1 du présent code, ces produits de santé peuvent être stockés, selon des modalités définies par décret, en dehors des officines et des pharmacies à usage intérieur, afin de permettre leur délivrance ou leur distribution en urgence dans les cas prévus au premier alinéa du présent article.R5124-2 : on entend par : 14° Etablissement pharmaceutique pour la protection de la population face aux menaces sanitaires graves, l'établissement pharmaceutique ouvert par l'Agence nationale de santé publique, se livrant à des opérations d'achat, de fabrication, d'importation, d'exportation de produits nécessaires à la protection de la population face aux menaces sanitaires graves, en vue de leur distribution.
Cet établissement pharmaceutique se livre, le cas échéant, à des opérations d'exploitation comprenant l'information, la pharmacovigilance, le suivi des lots et, s'il y a lieu, leur retrait ainsi que les opérations de stockage correspondantes. La réalisation de tout ou partie de ces opérations peut être confiée à un tiers dans le cadre d'un contrat écrit qui fixe leurs obligations respectives.D3135-1 : I. - Pour l'application de l'article L3135-4, sont autorisés à assister un pharmacien ou à délivrer ou distribuer en urgence des produits de santé issus des stocks de l'Etat figurant sur la liste mentionnée au même article en l'absence d'un pharmacien :
« 1° Les professionnels de santé relevant de la quatrième partie du présent code, autres que les pharmaciens mentionnés à l'alinéa précédent ;
« 2° A défaut des professionnels mentionnés au 1o, les personnes mentionnées à l'article L721-2 du code de la sécurité intérieure ;
« 3° A défaut des professionnels mentionnés au 1o et des personnes mentionnées au 2°, les personnels des services de l'Etat ou des collectivités territoriales désignés à cet effet par leur chef de service après avoir suivi une formation adaptée et inscrits sur une liste arrêtée par le préfet de département, après avis du directeur général de l'agence régionale de santé.
« II. - Le représentant de l'Etat dans le département, en liaison avec le directeur général de l'agence régionale de santé, assure la direction des opérations de distribution ou délivrance, dans le cadre du plan ORSEC lorsqu'il est activé.
« III - Les professionnels de santé déclarent ou signalent sans délai, à l'établissement pharmaceutique de l'Agence nationale de santé publique et à l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, tout effet indésirable susceptible d'être lié à l'utilisation ou l'administration d'un produit figurant sur la liste mentionnée à l'article L3135-4 dont ils ont connaissance.
2.1 Organisation de la gestion des alertes et des crises sanitaires en France
2.1.1 Le Centre opérationnel de régulation et de réponse aux urgences sanitaires et sociales (CORRUSS) (lien)
Lorsqu'un signalement d'évènement indésirable sanitaire ou environnemental a vocation à être partagé avec les autorités sanitaires nationales voire internationales ou lorsqu'une situation sanitaire, parfois exceptionnelle, exige une réponse coordonnée à l'échelle nationale, le Centre opérationnel de régulation et de réponse aux urgences sanitaires et sociales (CORRUSS) du ministère chargé de la santé est mobilisé. Sa mission : assurer 24H/24 et 7J/7 la réponse opérationnelle aux urgences sanitaires ayant un impact sur le territoire national.
L'équipe composée de médecins, pharmaciens, ingénieurs spécialisés en santé publique et gestionnaires de crise, bénéficie de l'appui de communicants de crise, de juristes et autres experts du ministère. Ensemble, ils définissent et coordonnent la réponse aux urgences sanitaires identifiées à partir des signalements et des informations transmises par un vaste réseau de partenaires tels que les :
- agences régionales de santé (ARS) ;
- agences de sécurité sanitaire nationales : Santé publique France, Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), Établissement Français du Sang (EFS), Agence de la biomédecine (ABM), Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), Institut National du Cancer (INCa), Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ;
- ministères contribuant à la sécurité sanitaire des Français sur le territoire ou à l'étranger : intérieur, affaires étrangères, agriculture et alimentation, environnement, transports, armées…;
- institutions internationales : Organisation mondiale de la Santé (OMS), Commission Européenne, etc.
2.1.2 Le centre opérationnel départemental (COD)
Le centre opérationnel départemental (COD) est un outil de gestion de crise à disposition du préfet qui l'active quand un événement majeur a lieu dans son département et nécessite des mesures de direction et de coordination renforcées des acteurs du dispositif ORSEC (organisation de la réponse de sécurité civile) : importantes manifestations, épisode climatique impactant la sécurité routière, accident de grande ampleur, etc.
Présidé par le préfet, il rassemble l'ensemble des acteurs de la sécurité civile, la police et la gendarmerie nationales, les services de l'Etat et les représentants des collectivités concernés.Organisation du COD :
- une salle de situation : l'ensemble des acteurs peuvent y avoir une vision d'ensemble de l'événement en cours (points de situation, conférences audios)
- des cellules de liaison : les services peuvent y joindre leur centre opérationnel respectif
- des cellules spécifiques : médias, familles, maire
- une salle de décision
2.2 Définition des principaux plans d'urgence
2.2.1 Le dispositif ORSEC
Système polyvalent de gestion de la crise initialement l'acronyme d'organisation des secours ; depuis 2006, il signifie organisation de la réponse de sécurité civile. Le plan ORSEC a remplacé les plans d'urgence pour la gestion des accidents catastrophiques à effet limité (ACEL), depuis la parution de la loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004 et de ses trois décrets d'application du 13 septembre 2005 : ORSEC (n° 2005-1157), PPI (n° 2005-1158) et plan communal de sauvegarde PCS (n° 2005-1156).
Le dispositif ORSEC se décline aux niveaux départemental, zonal et maritime. Le plan ORSEC national a été supprimé par la loi n° 2004-811 du 13 août 2004 relative à la modernisation de la sécurité civile.
Plus généralement, l'article L. 742-11 du code de la sécurité intérieur (créé par Ordonnance n° 2012-351 du 12 mars 2012 - Annexe, v. init.) précise que le financement des opérations de secours est supporté par : le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS), la commune, l'État selon le lieu de l'intervention, son dimensionnement et l'origine des renforts (extra départemental ou extra zonal).
Coexistent donc depuis 2004 :Un dispositif ORSEC est une mesure de police administrative en France.
- le dispositif ORSEC zonal (sous la responsabilité du préfet de zone de défense et de sécurité)
- le dispositif ORSEC départemental (sous la responsabilité du Préfet de département)
- le dispositif ORSEC maritime (sous la responsabilité du Préfet maritime)
- le plan communal de sauvegarde (sous la responsabilité du maire).
La mise en place du plan ORSEC permet l'organisation des secours sous une direction unique (DOS). Cette organisation est répartie en cinq services et adaptée à la nature et l'ampleur de l'événement :
La direction des opérations de secours (DOS) est assurée par le préfet du département concerné. Pour cela il dispose du Centre opérationnel départemental (COD) installé à la préfecture. Sa composition est nécessairement multi-services et adaptée à la nature de l'évènement. Le Préfet dispose également du Poste de commandement opérationnel (PCO) installé au plus près de la catastrophe.
- Premiers secours et sauvetage, assurés par les sapeurs-pompiers et les associations agréées de sécurité civile
- Soins médicaux et entraide, assurés par l'Agence régionale de santé et le service d'aide médicale urgente (SAMU)
- Police et renseignements, assurés par la Police nationale et la Gendarmerie nationale
- Liaisons et transmissions, assurées par le Service interministériel départemental des systèmes d'information et de communication (sidsic) et l'ADRASEC
- Transports et travaux, assurés par la direction interdépartementale des Routes et le conseil départemental depuis le transfert des compétences sur les routes.
Lorsque l'événement touche plusieurs départements ou au minimum un département et la mer, le préfet de zone assure la coordination des actions menées par les DOS. Il sollicite les moyens extra départementaux et assure également le lien avec le centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (COGIC, ex-COAD ou CODISC) de la direction générale de la Sécurité civile et de la Gestion des crises (DGSCGC) situé à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Le préfet de zone dispose d'un état-major de zone (EMZ) et d'un centre opérationnel de zone (COZ).2.2.2 Le plan particulier d'intervention (PPI)
Dispositif local défini en France pour protéger les populations, les biens et l'environnement, pour faire face aux risques particuliers liés à l'existence d'une ou de plusieurs installations industrielles présentant un risque technologique : usines chimiques SEVESO 2 seuil haut, centrales nucléaires, barrages, etc. Le terme désigne également le document qui définit le dispositif, listant les moyens de secours mis en œuvre et leurs modalités de gestion en cas d'accident dont les conséquences dépassent l'enceinte de l'installation à risques concernée. Ces modalités couvrent les phases de mise en vigilance, d'alerte et d'intervention mais aussi les exercices de sécurité civile réalisés périodiquement pour une bonne appropriation du dispositif (cf. dossier en partie 3 : Éléments méthodologiques).
Les objectifs, le contexte et le contenu d'un PPI sont définis dans le Code de la Sécurité Intérieure qui dispose dans son article R.741-18 que « les plans particuliers d'intervention sont établis, en vue de la protection des populations, des biens et de l'environnement, pour faire face aux risques particuliers liés à l'existence ou au fonctionnement d'ouvrages ou d'installations dont l'emprise est localisée ou fixe. Ils mettent en ouvre les orientations de la politique de sécurité civile en matière de mobilisation des moyens, d'information et d'alerte, d'exercice et d'entraînement […] ».
Le plan particulier d'intervention, conçu et rédigé par les pouvoirs publics, constitue un volet du dispositif ORSEC départemental. Il est en interface avec les plans d'urgence établis par les industriels à l'origine des risques concernés.
2.2.3 Le plan national canicule
Dossier Fortes chaleurs, canicule de santé publique France, juin 2022.
2.2.4 Le plan NOVI (ex plan rouge)
Le plan Orsec-Novi ou simplement plan NOVI à organiser les moyens de premiers soins par rapport à cette concentration des victimes. Le terme « NOVI » est l'abréviation de « nombreuses victimes » ; on parle aussi de « situation avec de multiples victimes » (SMV). C'est une déclinaison du plan Orsec. Le préfet du département assure la direction des opérations de secours (DOS). C'est lui qui déclenche le plan NOVI.
Le plan Novi est basé sur quatre concepts :
- l'organisation rationnelle des moyens : il faut éviter que les moyens ne se gênent mutuellement, préserver des réserves de moyens pour les autres situations d'urgence, organiser les divers intervenants et leurs actions par une hiérarchisation des mesures à prendre et des victimes à traiter ;
- une double chaîne, l'une centrée sur la gestion globale du chantier et notamment du sinistre, l'autre sur la prise en charge des victimes ;
- l'installation d'un poste médical avancé, à proximité de la catastrophe pour les premiers soins ;
- un double commandement : l'un sur le site qui se charge de la gestion des opérations de secours, l'autre distant qui se charge des renforts et de la logistique.
Notons que le concept de « nombreuses victimes » ne signifie pas nécessairement qu'il y ait des morts ou des blessés ; par exemple, le plan Novi a été mis en œuvre en avril 2014 pour des symptômes de gastro-entérite concernant une vingtaine de personnes, probablement en raison d'une toxi-infection alimentaire collective ;- le plan NOVI est à distinguer du plan Blanc, qui est destiné à l'organisation des soins à l'arrière. Ces deux plans peuvent être déclenchés de manière indépendante, cependant, le plan Blanc est fréquemment déclenché avec le plan Novi afin de faire face à l'afflux de victimes évacuées de l'avant par le dispositif plan Novi.
2.2.5 Plan Blanc d'un établissement de santé
Les établissements de santé ont pour obligation de disposer d'un plan Blanc d'établissement (Art. L.3131-7 CSP). Cet outil doit permettre à un établissement de santé de mobiliser immédiatement les moyens de toute nature dont il dispose en cas d'afflux de patients ou de victimes ou pour faire face à une situation sanitaire exceptionnelle.
Dossier « Planifications et exercices de sécurité civile », Ministère de l'Intérieur, 2024.
2.2.6 Plan bleu en EHPAD
Le plan bleu, intégré dans le projet d’établissement (article D. 312-160 du code de l’action sociale et des familles), constitue le plan global de gestion des risques des établissements médico-sociaux pour faire face à tout type de crises et de situations sanitaires exceptionnelles susceptibles de les impacter (épidémies, rupture de flux, incendie, infections nosocomiales, actes de malveillance et de terrorisme, catastrophes naturelles et technologiques, etc.)
2.2.7 Situation d’urgence radiologique
2.3 Médicaments
2.3.1 Plans de stockage et de distribution des produits de santé en cas de situation exceptionnelle
Guide méthodologique « Préparation d'une distribution exceptionnelle de produits de santé » 2013.
Cette circulaire décrit le circuit logistique des stocks stratégiques des produits de santé gérés par l'EPRUS en cas de mise à disposition auprès de la population. Elle énonce les lignes principales des plans de distribution départementaux des produits de santé devant être élaborés dans un délai de deux ans. La circulaire est complétée par un guide méthodologique listant les moyens à mettre en œuvre autour de ce circuit logistique notamment dans les sites de rupture de charge départementaux (stockage intermédiaire) et les centres de distribution communaux à la population.Cette circulaire ne s'applique pas aux stocks tactiques des produits de santé détenus par les établissements de santé siège de SAMU.
2.3.2 Stockage et distribution de l'iodure de potassium
En application de plusieurs circulaires ministérielles et interministérielles, il est organisé depuis plus de vingt ans par EDF, sous la responsabilité des pouvoirs publics, une distribution préventive dans les pharmacies d'officine, de comprimés d'iode stable en faveur des populations résidant ou présentes dans le périmètre des Plans Particuliers d'Intervention (« PPI ») situés autour des 19 centres nucléaires de production d'électricité (CNPE) d'EDF.
La circulaire du ministre de l'Intérieur du 1er août 2018 aux préfets de départements siège d'un ou deux CNPE>, précise l'évolution de la doctrine nationale pour l'élaboration des PPI autour des installations nucléaires de base (INB - INBS). Suite à l'analyse du retour d'expérience qui a été tirée de l'accident de Fukushima, les démarches de planification autour des INB et INBS ont connu plusieurs évolutions.
Parmi les évolutions de la doctrine, l'extension des rayons des périmètres des PPI de 10 à 20 km conduit également à élargir l'information du public et la réalisation de plans communaux de sauvegarde dans le périmètre du PPI arrêté.
Les nouveaux PPI autour des CNPE ont été validés dans tous les départements concernés, entre septembre 2018 et juin 2019 (13 en 2018 et 6 en 2019).
La circulaire impose désormais la planification d'une nouvelle mesure d'évacuation « immédiate » dans un rayon de 5 km autour des CNPE.
Au titre de cette nouvelle campagne de distribution, sont concernés les communes situées dans les 10 à 20 km autour des dix-neuf sites de production d'électricité de : Belleville, Blayais, Bugey, Cattenom, Chinon, Chooz, Civaux, Cruas, Dampierre, Fessenheim, Flamanville, Golfech, Gravelines, Nogent-sur-Seine, Paluel, Penly, Saint-Alban, Saint-Laurent-Eaux et Tricastin.Organisation de la campagne de distribution préventive de comprimés d'iode 2019 :
L'instruction relative à l'organisation de la campagne complémentaire d'information et de distribution préventive de comprimés d'iode stable dans un rayon de 10 à 20 km autour des CNPE exploités par EDF a été signée le 17 janvier 2019. La campagne a été débutée en septembre 2019.
- Dans les 10 km autour des centrales : la précédente campagne de distribution de 2016 a concerné les habitants situés à moins de 10 km autour des CNPE. Les comprimés ont une validité de 7 ans, donc il n'est pas nécessaire de les renouveler. Tout nouvel arrivant, en revanche, peut se procurer des comprimés dans une pharmacie proche de son domicile, sur présentation d'un justificatif de domicile.
- Entre 10 et 20 km autour des centrales : la campagne de 2019 concerne les habitants des communes situés entre 10 et 20 km autour des CNPE.
- Au-delà des 20 km autour des centrales : les pouvoirs publics ont constitué des stocks territoriaux de comprimés d'iode, mobilisables en situation d'urgence, pour couvrir les besoins de la population française. Les plans ORSEC iode départementaux décrivent les modalités de distribution des comprimés.
Double objectif de cette campagne :
- remplacer les comprimés d'iode pré-distribués lors de la précédente campagne (2016) et arrivant à péremption et
- informer et mobiliser l'ensemble des citoyens sur le risque nucléaire et les actions de protections associées.
Le dispositif est inchangé :
- l'exploitant EDF assure la commande des comprimés (auprès de la PCA), organise la distribution dans les pharmacies ainsi que la communication aux habitants en lien avec les préfectures et l'ASN ;
- puis les habitants et responsables d'ERP (établissements recevant du public) de la zone du PPI se rendent dans les pharmacies concernées pour retirer leurs comprimés.
Liste des pharmacies situées dans les nouvelles aires PPI (10-20 km).
Résumé des caractéristiques du produit - lien vers le site de l'ANSM.
2.3.3 Antidotes
Liens vers les fiches « Piratome » (Contamination interne par des radionucléides) et « Piratox » (intoxication aux agents chimiques) de l'ANSM : Ces fiches décrivent pour chaque toxique (ou radiocontaminant) : sa classe thérapeutique, ses propriétés physicochimiques, les caractéristiques de l'intoxication, les traitements en particulier les antidotes associés.
Guide des antidotes et médicaments d'urgence spécifiques, janvier 2018.
Guide ministériel (mars 2012) de réponse à une attaque terroriste utilisant des cyanures ou des toxiques cyanogéniques et lettre d'accompagnement du guide en date du 24 avril 2012.
2.3.4 Maladies infectieuses : variole, grippe…
Variole
Grippe
Dossier Santé Publique France mis à jour le 20 mai 2019 : Les grippes pandémiques.
Divers
2.4 Postes sanitaires mobiles
PSM : un nouvel e-learning disponible. L'OMEDIT Pays-de-la-Loire propose un e-learning, centré sur le PSM de niveau 1, qui s'adresse aux professionnels de santé susceptibles d'être sollicités en cas de déploiement ou de maintenance d'un PSM.
Il s'agit d'un outil pédagogique et interactif proposant des mises en situation et pouvant être réalisé autant de fois que souhaité.PSM : ils sont implantés dans les établissements de santé sièges de SAMU et détenteurs de SMUR et ont pour vocation de renforcer, lors d'une situation sanitaire exceptionnelle, le potentiel d'intervention de l'aide médicale urgente de prise en charge de victimes.
Mise en place des postes sanitaires mobiles pédiatriques : actualité du 03-03-2017, Mise à jour le 20 mai 2019 : Afin de renforcer les capacités de réponse en cas de situations sanitaires exceptionnelles impliquant de nombreux enfants, le ministère chargé de la Santé a décidé la mise en place d'un nouveau moyen de réponse appelé 'poste sanitaire mobile pédiatrique'. Cette décision fait suite aux propositions de la Commission consultative " Conduite et Moyens Sanitaires Opérationnels " pilotée par Santé publique France.Message du CORRUSS en date du 12 juillet 2013 relatif au remplacement du bromure de vercuronium dans les PSM, complété par les éléments de langage de l'ARS zone de défense Est en date du 15 juillet 2013.
Lien vers le site de l'ANSM concernant les conditions de conservation du suxaméthonium.
Des malles complémentaires d'antidotes chimiques et biologiques ont été déployées à l'occasion des Jeux Olympiques de Londres. Ce déploiement est à relier plus généralement à la mise en place d'une contractualisation (MIG) entre les établissements sanitaires et les ARS quant aux moyens de prise en charge de secours aux personnes, notamment en cas de situation exceptionnelles.
Ci-après, le courriel du CORRUSS expliquant les nouvelles modalités de gestion de ces moyens, la note explicative à adresser aux établissements sanitaires dotés d'un PSM et la composition des malles complémentaires.Courrier HFDS 2007 modifiant la dotation médicale des PSM.
Brochure 2007 d'information du ministère de la santé et des solidarités.
- Référentiel PSM 1, liste par catégorie
- Référentiel PSM 2, liste par catégorie
- Référentiel pédiatrique, liste par catégorie
- Tableau des modifications des trois référentiels
Modèle de convention PSM-1 entre le ministère de la santé et les centres hospitaliers.
2.5 Dispositifs médicaux
Masques
Le stock national de masques est destiné à être utilisé en situation d'émergence d'un agent à transmission respiratoire hautement pathogène : grippe aviaire, syndrome respiratoire aigu, virus Nipah (zoonose virale émergente)…
Avis et guide du HCSP relatifs à la stratégie à adopter concernant le stock Etat des masques respiratoires
2.6 Unités de décontamination hospitalière
Note technique de décontamination hospitalière (validée CNP 4 mai 2012).
Note de cadrage décontamination hospitalière (validée CNP 4 mai 2012).
2.7 Analyses en cas d'évènement de nature biologique ou chimique
Instruction interministérielle relative à la structure et au fonctionnement du réseau national des laboratoires « BIOTOX-PIRATOX » n° 278/SGDSN/PSE/DTS du 4 mai 2018.
Le dispositif national de réponse face à une menace biologique ou chimique est doté d'une capacité analytique susceptible d'être activée en cas d'évènement de nature biologique ou chimique. Au travers des analyses qu'ils effectuent sur des échantillons de natures diverses (humaines, environnementales, animales, alimentaires), les laboratoires membres du réseau « BIOTOX-PIRATOX » fournissent aux autorités les éléments d'évaluation du risque nécessaires à la prise de décision, en cas de survenue, suspecté ou avéré, d'un acte malveillant ou terroriste d'origine chimique ou biologique.
La présente instruction définit, les engagements capacitaires et organisationnels des laboratoires membres du réseau d'une part et les principes de son organisation et de son fonctionnement d'autre part.
Message DGS du 11/06/2025 concernant la mise en ligne d'une grille d'aide à la décision pour l'activation d'une inspection portant sur les stocks stratégiques tactiques, dans le cadre de l'ONIC "stock" 2025.
La grille est destinée à un remplissage par les établissements de santé dépositaires d'un stock stratégique et disponible sur la plateforme Dématérialisation des démarches sociales, à l'adresse https://demat.social.gouv.fr/commencer/onic-stock (nécessite la création d'un compte pour y accéder).
Le modèle de la grille est disponible au format Word sur le même site, ici.Dossier du Ministère des Solidarités et de la Santé, mis à jour le 12 novembre 2019 :
Retour d'expérience, Guide méthodologique Situations d'urgence sanitaire et exercices de simulation : au cours de ces dernières années, les situations d'urgences sanitaires se sont multipliées (vagues de chaleur, de froid extrême, pollution atmosphérique, épidémies, d'accidents dans le secteur nucléaire ou d'évènements significatifs dans le secteur radiologique, d'actes de terrorisme ou d'incidents de production dans les secteurs pharmaceutiques ou agroalimentaires…).
Le retour d'expérience (RETEX) occupe une place centrale pour l'ensemble des acteurs contribuant aux missions de sécurité sanitaire (ministères et directions d'administration centrale, autorités et agences nationales de sécurité sanitaire, l'opérateur national de transfusion sanguine, agences régionales de santé (ARS), professionnels de santé.). En effet, il existe aujourd'hui un véritable consensus pour reconnaître le RETEX comme un outil incontournable d'apprentissage pour les organisations et les professionnels intervenant dans le champ de la santé publique.Exemple du Plan ORSEC Risque technologique Plan particulier d'intervention de la Gironde, mai 2019.
Exemple de Plan de distribution de comprimés d'iode hors zone PPI : département de l'Ain, mars 2019.
Formation AP-HM Poste Sanitaire Mobile 2012.
Projet de guide ORSAN : Guide d'aide à la préparation de l'organisation des soins en situation exceptionnelle.
Le schéma ORSAN a vocation à organiser la réponse du système de santé (hospitalier, ambulatoire, médico-social) en cas de situation sanitaire exceptionnelle. Il se veut complémentaire du dispositif ORSEC.
Le dispositif ORSAN se décline selon le schéma ci-après :
Plan zonal de mobilisation (PZM)
Recensement des moyens tactiques
et ressources humaines de la zone de défenseSchéma régional ORSAN
- ORSAN-RASS → régulation et accueil de nombreux patients
- ORSAN-RASS-Conv → patients non contaminés
- ORSANN-RASS-NRC → patients contaminés par un agent nucléaire, radiologique ou chimique
- ORSAN-BIO
- ORSAN-BIO-EMERGENT → réponse à un risque épidémique connu ou émergent
- ORSAN-BIO-EPIVAC → organisation d'une campagne de vaccination exceptionnelle
- ORSAN-CLIM → prise en charge de nombreuses victimes suite à un phénomène climatique
Plan blanc élargi (PBE) ou plan départemental de mobilisation
- Campagne de vaccination dans des centres dédiés
- Distribution des produits de santé hors du circuit pharmaceutique
- Evacuation d'établissements de santé ou médico-social
Plans opérateurs : plans blancs (sanitaire) et plans bleus (médico-social).
Le Département des Urgences Sanitaires (DUS) dans la gestion des alertes et des situations sanitaires exceptionnelles.
Diaporama : Les acteurs du système de sécurité sanitaire au niveau régional et national, 2019.
Restitution power-point ARS d'Alsace au colloque Anthrax du 09 septembre 2011 organisé par le HCDC.
Lettre d'information sur les risques et crises n°38 (Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice).
Livre blanc « Défense et sécurité nationale » 2013.
Dossier Santé publique France mis à jour le 6 juillet 2019 : faire appel à la réserve sanitaire.
Vigilance attentats mai 2016 : les bons réflexes Guide à destination des maires et des présidents d'intercommunalité.
Vigilance attentats Juin 2016: les bons réflexes Guide à destination des équipes de direction des établissements de santé, sociaux et médico-sociaux.
L'établissement pharmaceutique de Santé Publique France pour la protection de la population.
Distribution d'iode : site de l'Autorité de sûreté nucléaire..
La liste de diffusion DGS-Urgent permet aux professionnels de santé de recevoir automatiquement des messages les avertissant de problèmes sanitaires urgents ou le signalement de produits dangereux.
La Direction Générale de Santé (DGS), par l’intermédiaire du Centre Opérationnel de Régulation et de Réponse aux Urgences Sanitaires et Sociales (CORRUSS), émet des informations sur l’état des connaissances des situations d’urgence sanitaire survenant sur le territoire national pouvant impacter leurs activités, et des recommandations en matière de prise en charge.
Ces messages prennent la forme de « DGS-Urgent » et sont diffusés à l’ensemble des professionnels de santé libéraux ou salariés inscrits au conseil de l’ordre compétent, en conformité avec l’article L. 4001-2 de la LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.
Correspondant thématique : Laurence Chantoiseau - mise en ligne : décembre 2011, mise à jour : mars 2024